


Yann Queffelec et Henry Le Bal
Un amour commun pour les Iles les rassemble, Ouessant pour l'un, Les Glénan pour l'autre. Le fruit de leur rencontre donne naissance à un bel ouvrage : L'Ile nue.
"Comment pouvaient-ils se rater ? Le premier, Henry Le Bal, fouille dans la métaphysique, s'interroge sur « l'Etre » au fond des textes sacrés et dans des oeuvres théâtrales très personnelles, tout en tenant galerie d'art, histoire d'assouvir son amour des belles choses et de la peinture en particulier.
L'autre, Yann Queffelec, trompe son monde grâce à ce patronyme identique à celui d'un romancier célèbre, en réalisant des films documentaires et en faisant de la peinture. Des toiles acryliques noires et blanches, aux frontières du figuratif et de l'abstrait ; paysages insulaires, dans lesquels se mêlent ciel, mer et sable.
Ils se connaissaient de vue, mais c'est dans le hall d'une salle de spectacles où Yann exposait qu'ils se sont vraiment rencontrés : l'Archipel. Ils n'ont évoqué ni littérature ni arts plastiques : ils ont parlé « îles » ! Avec une telle passion, une telle pertinence, qu'Henri Belbéoc'h, a eu la bonne idée de leur donner les 111 pages blanches d'un beau livre des éditions Palantines à remplir de sens et de beauté.
Quête partagée
Yann s'est « enfermé » seul sur Saint-Nicolas à Glénan durant 23 jours en plein hiver. Henry s'est embrumé d'Ouessant à pleins poumons, un endroit où il peut dire : « Ici, je suis ». Et voici donc L'île nue, un longue dérive poétique à travers les écueils d'une soixantaine de toiles en noir et blanc, suivant la ligne courbe et sombre des varechs échoués.
Cette nudité évoquée dans le titre de l'ouvrage, on la retrouve sur la toile et dans les mots. Quand ils causent d'elles, ces îles, les deux hommes taquinent les notions de paradis, d'enfer, s'interrogent sur ce site de passage qu'est l'insularité, entre continent («ce lieu qui contient tout»), et lointains. Entre intime et universel : « Ne sommes-nous pas nous-même des îles ? ».
« Qui es-tu île nue où je suis chez moi sans y être jamais venu ? Qui es tu que je foule ? Es-tu le sable qui attendait mes pas ? Est-ce moi l'attendu ? Devant moi, nulle trace de pas ? Qui es tu ?... Aide-moi à nourrir ta paix immense, dit le poème, D'où vient que ton silence soit si vif ? ». "
Article OUEST FRANCE • Ronan GORGIARD.(16/09/11)
|
Cascadeur est passé nous voir à la salle Cap Caval de Penmarc'h le 11 novembre dernier. Nous sommes donc allées découvrir en live ce nouvel OVNI de la musique et en sommes ressorties conquises. Sur scène, c'est un travail en cours que nous propose ce mystérieux musicien-compositeur-recycleur de sons. Pour notre bonheur, rien n'est figé : un court souci technique, des projections vidéos trop discrètes, de l'autodérision et de l'improvisation bienvenues. Juste assez pour se plonger dans l'atmosphère imaginaire de The Human Octopus sans en être extirpé par une mise en scène trop routinière. A vous de voir ! http://www.youtube.com/watch?v=Stok1nU_6u0 |
|
Jean Yves Le Marc. Si l’envie vous prend de profiter d’un bon bol d’air, de l’odeur de la mer et de la vue sur le bloc rocailleux des Etocs en savourant un bon café, le tout dans une bonne ambiance, un seul endroit s’offre à vous : le café Le Nautilus de Kérity (quartier de Penmarc’h). Sur les murs intérieurs, vous pourrez profiter d’un autre point de vue sur les Etocs, les bateaux et l’horizon marin en contemplant les toiles du gardien des lieux, Jean-Yves Le Marc. Vous le retrouverez au Vieux Phare de Penmarc’h (proche d’Eckmühl) parmi une trentaine d’artistes dans le cadre de l’exposition sur le Bateau-Phare jusqu’en Mars 2012. http://galerie-la-boucherie.com/artistes/jean-yves-le-marc/ |