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Huelgoat Finistère Sud

Huelgoat


Huelgoat Huelgoat Huelgoat
Huelgoat vient des mots bretons "huel" qui signifie "haut" et "koat" qui signifie "forêt", c'est donc "le bois d'en haut". Huelgoat dénote à la fois du reste du Finistère mais surtout des paysages qu'offrent les sommets des Monts d'arrée. La ville en fait pourtant partie, ainsi que du Parc Régional de Bretagne. Ce qui choque à Huelgoat, outre quelques monuments, c'est son chaos et sa forêt, ses couleurs vertes et son eau.


Historique
 
Huelgoat est depuis tout temps à la croisée de deux axes importants, l'axe Lorient-Roscoff et l'axe est-ouest, vers Carhaix et le centre de la Bretagne. C'est sans doute pour cette raison que les Osismes, peuple celte, ont choisi Huelgoat pour y dresser ce que l'on appelle désormais le Camp d'Artus. Le Camp d'Artus tire, à tort, son nom de Arthur et les chevaliers de la table ronde. Mais c'est en fait dans les dernières années avant JC que ce camp fortifié a dû servir, pour préserver la région de l'invasion des Romains. Il a ensuite été utilisé par ces mêmes Romains, ce qui prouve que Huelgoat était resté un point stratégique.

Par la suite, au Moyen-Age, la partie nord du camp est devenue une motte féodale. Le village faisait alors partie du Duché de Bretagne puis du Royaume de France mais était rattaché à la paroisse de Berrien. En 1339 est construit le moulin du chaos qui servait à l'époque à moudre le grain. Huelgoat, lieu de passage, vit alors de mieux en mieux du développement de ses foires. La population augmente et on trouve même des écrits qui laissent à penser qu'un château y aurait été construit, autour du XIVème siècle.

Ce n'est toutefois qu'en 1790 que la commune de Huelgoat est créée, au grand dam de Berrien. Puis Huelgoat commence à vivre du tourisme, surtout de la part des Anglais, attirés par cette terre légendaire de forêt. A la fin du XIXème et au XXème siècles, Huelgoat devient le "Fontainebleau" breton et il est de bon ton d'y parler Français alors que dans les communes alentour tout le monde parle Breton. 

L'exploitation des mines de plomb argentifère a elle aussi beaucoup contribué à la croissance de Huelgoat. Les Romains les exploitaient déjà. Au XVIème siècle, la Lac du Huelgoat est artificiellement créé pour favoriser le rendement des mines. L'apogée de l'exploitation se situe à la fin du XVIIIème siècle puis se termine au XIXème, pour laisser la place à celle du granite présent dans les roches du chaos de Huelgoat...

Le Chaos de Huelgoat se présente en effet sous la forme d'énormes blocs de granite poli, entassés les uns sur les autres avec un sens particulier de l'équilibre, et entre lesquels les gens se baladent, en toute confiance. La présence de ces énormes galets s'explique par le fait qu'une énorme couche de magma soit remontée à 3 ou 4 kilomètres de la croûte terrestre, il y a fort fort longtemps, et se soit solidifiée. L'érosion a permis de dégager tous les sédiments qui la protégeaient, soumettant les pierres à une pression moins forte et provoquant donc des fissures dans le granite, des diaclases. L'eau n'a pas tardé à s'y infiltrer, jusqu'à faire exploser une partie de la couche granitique en énormes blocs, lesquels ont été charriés et sculptés par les torrents d'eau et de boue qui coulaient ici et là, puisque les Monts d'Arrée évoluaient à cette époque sous un climat tropical humide. Du torrent qu'on imagine facilement en voyant ces pierres surdimensionnées posées là, il ne reste aujourd'hui qu'une petite rivière calme et fraîche qui coule au-dessous de ces blocs, la Rivière d'Argent.
Le granite de ce chaos a été exploité depuis le XVème siècle, mais c'est surtout lors du XIXème et au début du XXème que les tailleurs de pierre ont fait le gros des dégâts. Ainsi des roches aux formes particulières dont il ne subsiste que de brèves descriptions ont disparu et se trouvent maintenant, sous une toute autre forme, le long du canal de Nantes à Brest. Ce sont les habitants de la commune et de la région qui ont activement lutté pour préserver le chaos de Huelgoat jusqu'à obtenir la fermeture de toutes les carrières. Toutes ? Non, car une carrière resiste encore et toujours, celle de Coat-Guinec. 


Visites
  • Le Chaos de Huelgoat. A ne pas manquer ! Toutefois les chemins sont parfois glissants et semés d'embûches, alors prudence. Vous pourrez admirer ces géants, recouverts de mousse et de fougères, qui trônent ici depuis bien longtemps et qui nous offrent mille et une raisons de rester humble face à la Nature... Certaines roches se sont vues attribuer des noms et des légendes en raison de leur forme particulière. C'est la cas de la Grotte du Diable, nommée ainsi car selon la légende, un révolutionnaire s'y serait caché pour échapper aux Chouans et aurait allumer un grand feu pour se réchauffer. Il portait un chapeau orné de plumes rouges et tenait une fourche à la main. Les Chouans, en arrivant dans la grotte, l'auraient confondu avec le diable et auraient pris la fuite. Le Gouffre est censé être l'endroit où la Princesse Dahut, qui menait une vie dissolue dans sa Cité d'Ys aujourd'hui disparue, se débarrassait des corps de ses amants d'une nuit. Elle remonterait parfois la rivière sous la forme d'une sirène. La Roche Tremblante, qui a bien failli disparaître sous les coups des tailleurs de pierre, ne pèse pas moins de 137 tonnes, cependant on raconte qu'il est possible de la faire bouger sur son arête en exerçant une pression à un endroit précis, dos à la roche. Le Ménage de la Vierge se nomme ainsi car les plus imaginatifs y verraient un chaudron, une louche, un lit. La légende veut que Gargantua soit à l'origine de ce chaos. Arrivé à Huelgoat, et affamé comme à son habitude, il n'aurait pas été rassasié par la maigre bouillie de blé noir que les habitants lui auraient proposée. Il aurait donc poursuivi sa route, plien de rancoeur, et arrivé dans le Léon, pays plus riche, il pût satisfaire sa faim. Il aurait donc trouvé ces énormes galets le long de la côte et les auraient envoyés vers les Monts d'Arrée pour punir les habitants. C'est ainsi que depuis ce temps, on trouve autant de rochers sculptés à Huelgoat.
  • La forêt de Huelgoat. C'est une forêt domaniale de 1150 hectares à laquelle on accède directement après le chaos. Elle est principalement constituée de chênes et de hêtres, même si la tempête de 1987 y a fait beaucoup de dégâts.
  • Le Camp d'Artus est situé dans la Forêt de Huelgoat. Ses murs fortifiés étaient faits de poutres entrecroisées, d'amas de terre et de gros rochers. De nombreuses traces de foyers y ont été trouvées : la population, certainement nombreuse, devait vivre dans cette grande enceinte et en cas d'attaque, devait se réfugier dans la partie nord du camp, la plus fortifiée.
  • La Chapelle Notre Dame des Cieux, anciennement Notre Dame des Neiges, a été fondée au XVème siècle et elle est un exemple typique de l'utilisation du granite de Huelgoat.